Reconnaissance territoriale

Qu’est-ce que la reconnaissance territoriale?

La reconnaissance territoriale est un geste symbolique et concret visant à honorer les peuples autochtones qui ont habité et continuent d’habiter les territoires sur lesquels nous vivons, travaillons et créons des liens aujourd’hui.

Ce geste consiste à nommer et reconnaître les Nations autochtones traditionnelles qui ont un lien historique et vivant avec le territoire sur lequel se déroulent nos activités. C’est une manière de témoigner notre respect, de sensibiliser les populations non autochtones à l’histoire coloniale, et d’engager un dialogue sincère vers la réconciliation.

Kitci kiskeritakok Nehirowisi Askik
Reconnaissance territoriale

Ota Joliette Nikickotato Nehirowisi Mikiwam ka takok. Weckatc, mocak ki pa matisiwok kimocominowok kaie kokominowok ota Lanaudière askik. Kaskina Nehirowisiwok kiskeritamok ka ki pe. Aisparinik otananik. Mocak meka ki nikickotatonaniwon ota. Anotc kiapatc ekoni e icinakok. Mitcetiwok kotakihik Nehirowisiwok e pe nta taciketcik ota otenak. Nikickotato Nehirowisi Mikiwam kicteritam ka ki pe icinakonik weckatc, anotc e icinakonik kaie ke iti icinakonik nikanik. Kaskina Nehirowisiwok otci ohowe askik. Actew mocak kitci nosanetakaniwok ka ki pe icinakok. Nahitatowin kitci nokok, tapickotc kitci miro tacikeikw: e tacihikw, e icinakosiikw ota Joliette otenak acitc askik ka waskactek.

Le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière reconnaît que la ville de Joliette se situe sur un territoire qui a, depuis des temps immémoriaux, été un lieu de passage, de rencontre et d’échanges pour de nombreuses Premières Nations. Aujourd’hui, une importante population atikamekw ainsi que des personnes issues de plusieurs autres nations autochtones y vivent. Le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière respecte les liens passés, présents et futurs des Premiers Peuples avec ce territoire, et s’engage à en tenir compte dans ses relations continues avec toutes les communautés de Joliette et de la région.

Pourquoi reconnaître le territoire

La reconnaissance du territoire est un geste de respect, de mémoire et de responsabilité. Elle vise à reconnaître que les lieux où nous vivons, travaillons et nous rassemblons aujourd’hui sont situés sur des territoires autochtones habités, utilisés et protégés depuis des temps immémoriaux. Ce geste ne change pas le passé, mais il contribue à créer des relations plus justes, fondées sur la vérité, le dialogue et la réconciliation.

Reconnaître le territoire, ce n’est pas une formalité symbolique : c’est une occasion de réfléchir à notre rôle collectif, d’honorer les peuples autochtones et de reconnaître la continuité de leur présence, de leurs cultures et de leurs savoirs.

Qu’est-ce qu’une reconnaissance territoriale

Une reconnaissance territoriale est une déclaration, verbale ou écrite, qui affirme que nous exerçons nos activités sur un territoire autochtone, souvent non cédé, et qu’il est important de le nommer. Elle peut être adaptée selon le contexte, l’événement ou l’organisation, et doit toujours être faite avec sincérité.

Il n’existe pas une seule bonne façon de reconnaître le territoire. L’important est que le geste soit cohérent, respectueux et accompagné d’une volonté d’apprentissage et d’engagement.


Comment intégrer concrètement la reconnaissance du territoire

1. Avant une allocution officielle ou un événement

Il est recommandé d’ouvrir une allocution, une conférence ou un événement par une reconnaissance du territoire. Cette prise de parole peut être faite par la personne qui anime, par une personne autochtone lorsque cela est approprié, ou par un·e représentant·e de l’organisation.

Exemple de formulation :
« Nous souhaitons reconnaître que nous nous trouvons aujourd’hui sur le territoire traditionnel des peuples autochtones, qui ont habité et pris soin de ces terres depuis des générations. Nous reconnaissons également que ce territoire est toujours vivant et porteur de cultures, de savoirs et d’histoires. »


2. Dans les documents officiels

La reconnaissance du territoire peut être intégrée dans :

  • les programmes d’événements ;
  • les rapports annuels ;
  • les communiqués de presse ;
  • les documents institutionnels.

Exemple de mention écrite :
« Le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière reconnaît exercer ses activités sur un territoire autochtone non cédé et honore les peuples qui y vivent et y ont vécu. »


3. Sur un site web

Ajouter une reconnaissance du territoire sur un site web est un geste concret et durable. Elle peut être placée :

  • en pied de page (footer) ;
  • sur la page À propos ;
  • sur une page dédiée, comme celle-ci.

Exemple de mention en bas de page :
« Nous reconnaissons exercer nos activités sur un territoire autochtone non cédé et honorons les peuples autochtones qui en sont les gardiens traditionnels. »


4. Dans la vie organisationnelle

La reconnaissance du territoire peut aussi se traduire par des actions concrètes, telles que :

  • inviter des personnes autochtones à participer aux réflexions et aux événements ;
  • soutenir des initiatives autochtones locales ;
  • intégrer la sécurisation culturelle dans les pratiques ;
  • poursuivre une démarche d’apprentissage continu.

Un geste qui s’inscrit dans une démarche plus large

Reconnaître le territoire est une première étape. Ce geste prend tout son sens lorsqu’il s’inscrit dans une volonté réelle d’écoute, de respect et de collaboration. Il s’agit d’un engagement à long terme, qui évolue dans le temps et qui se nourrit des relations que nous construisons ensemble.


Nous joindre

Si vous souhaitez en savoir plus sur la reconnaissance du territoire ou sur les pratiques de sécurisation culturelle, n’hésitez pas à nous contacter. Nous croyons qu’en partageant les savoirs et en ouvrant le dialogue, nous contribuons collectivement à un avenir plus respectueux et inclusif.

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